Historique

FSG Broc 1902-2002

Un centenaire sur plaquette
A l’occasion du centenaire de la FSG Broc Marie-Laure Aebischer a rédigé une rétrospective retraçant les hauts faits de la société gymnique brocoise.
En 1902, les gymnastes brocois s’entraînaient dans une grange, bien loin des commodités actuelles.
1902-2002: un siècle d’existence. Patrie, force, amitié.» L’intitulé de la plaquette historique réalisée à l’occasion du centenaire de la Société fédérale de gymnastique section Broc (FSG Broc) peut surprendre. «Je voulais un titre choquant. Les valeurs patriotiques et militaires, dominantes à l’époque de la création de la société, ne sont plus tellement d’actualité», ex-plique Marie-Laure Aebischer qui, pendant près d’une année, durant ses moments libres, s’est plongée dans l’univers de la gymnastique brocoise. Elle a dépoussiéré les archives conservées dans le galetas de la halle de gym: documents, protocoles, photographies… pour en tirer une rétrospective d’une soixantaine de pages émaillées d’illustrations.
Le 14 août 1902 à 20 h 30, l’hôtel de la Grue abritait l’assemblée générale constitutive de la Société de gymnastique de Broc. Environ vingt-cinq personnes – dont MM. Boschung, Sudan, Karsch, Guillet, Antonietti, Stœckli et Mauron, premiers membres du comité – y ont pris part et se sont inscrites, soit comme membres actifs, soit comme membres passifs…

Une grange comme halle

Cette naissance a été fortement influencée par MM. Cailler et Bellet. En 1901, les directeurs de la Fabrique de chocolat de Broc avaient exprimé à MM. Boschung et Antonietti le vœu qu’une société de gymnastique soit constituée. La tâche de ces derniers sera facilitée lorsqu’un jeune coiffeur, Joseph Stœckli, excellent gymnaste à l’artistique, est arrivé dans le village. Après l’élaboration de statuts, l’obtention d’un local – M. Barbey, propriétaire de l’hôtel de la Grue, a mis sa grange à disposition pour un prix de location modéré – et la récolte d’un montant de 184 francs grâce à une souscription, la FSG Broc a pu voir le jour. La première répétition a eu lieu le 26 août 1902 avec des exercices de marche, les engins offerts par MM. Cailler et Bellet, une paire de barres parallèles et un cheval d’arçons, n’étant pas encore arrivés à destination. Voilà pour la genèse.
Un siècle plus tard, la FSG Broc compte quelque 200 membres, répartis en trois sections: le groupe jeunesse, la section gym-dames et la section gym-messieurs. «Actuellement, la société est plutôt sur une pente ascendante, se réjouit Marie-Laure Aebischer. Mais, en cent ans d’existence, elle a connu des moments difficiles.» Comme au milieu des années nonante, lorsque le moniteur de la section des actifs a démissionné et que les jeunes ont commencé à se disperser. Pour faire face à cette crise, une initiative du comité a remis le navire à flot. Tous les jeunes du bourg chocolatier âgés de 16 à 25 ans ont été contactés. Ce recrutement massif a porté ses fruits, puisque bon nombre d’anciens gymnastes ont répondu à l’appel.

«Le revenant»

Afin de fêter dignement ce centième, la FSG Broc a monté un spectacle gymnique – intitulé Le revenant – à côté de la halle, sous un chapiteau spécialement érigé pour l’occasion. «Le revenant est un être qui replonge dans certaines situations passées, dévoile Marie-Laure Aebischer. A travers des sketches et des prestations gymniques, toutes les activités majeures qu’a connues le club durant son existence ont été revisitées.»
Pour mettre sur pied les sketches, les moniteurs, membres d’honneur et anciens gymnastes du club ne se sont pas appuyés sur l’œuvre de Marie-Laure Aebischer. «Mon travail n’a été dévoilé que récemment. Ce sont des gens qui connaissent une bonne partie de l’histoire de la FSG Broc. Ils ont pu récolter suffisamment d’anecdotes.»
A noter que pour ses deux représentations la société brocoise a invité les championnes de Suisse de gymnastique à deux, ainsi que le Groupe dames et les Juniores de La Tour-de-Trême.